Votre lettre doit être la plus dynamique, la plus simple, la plus percutante et la plus persuasive possible.
Pour cela, voici les temps que vous utiliserez pour conjuguer vos verbes.
- Le présent de l'indicatif
Le présent sera employé en priorité pour aborder, entre autres, votre projet / vos motivations (accroche par exemple) et soulever vos points forts.
- L'imparfait / le passé composé de l'indicatif
Il sera préférable au passé composé pour relater des tâches passées.
En effet, l'imparfait indique une habitude alors que le passé composé exprime une action achevée (ce dernier ne sera employé que dans ce sens : "J'ai travaillé 5 ans en qualité de manager").
Par exemple, si vous écrivez "J'ai organisé les réunions de mon responsable.", on pense que vous n'avez été en charge de cette mission qu'occasionnellement. Si vous écrivez à la place "J'organisais
les réunions de mon responsable", on comprend que cela faisait partie de vos attributions courantes ; ce qui est plus avantageux.
Ne remplacez pas l'imparfait par le passé simple, trop précieux et trop soutenu pour une lettre adressée à une entreprise.
- Le futur simple de l'indicatif
Même si vous envisagez un futur restant hypothétique, utilisez le futur plutôt que le conditionnel présent. Cela donne une impression d'assurance et de confiance en soi.
Rappel : à la 1ère personne du singulier (je), la terminaison du verbe conjugué ne prend pas de "S" au futur de l'indicatif (contrairement au conditionnel présent).
Si vous avez un doute, vérifiez à l'aide de la 2ème personne du singulier (tu) dont la distinction se fait clairement à l'oral.
"Je veux un CDI !!!"
Voilà la phrase que nous avons souvent entendue en formation d'insertion.
Souhaiter un contrat à durée indéterminée est légitime dans la mesure où il permet une certaine stabilité de l'emploi (je précise bien une certaine
stabilité car quelle entreprise est aujourd'hui capable de garantir un emploi pérenne ?).
Il donne un sentiment de sécurité, est indispensable pour l'ouverture de crédits, la location d'un appartement, évite les recherches constantes d'emploi et les démarches administratives.
Mais le CDI n'est pas forcément le contrat à obtenir d'urgence et avant tout.
Mieux vaut peut-être un poste plus intéressant sur une période restreinte, acquérir une expérience diversifiée, se former en travaillant, reprendre un rythme "en douceur", pouvoir retravailler et
ne pas laisser s'installer une longue période d'inactivité etc. si votre situation personnelle le permet.
Les autres types de contrat possèdent également des avantages... Deux exemples : Les missions d'intérim permettent d'élargir son horizon professionnel en découvrant plusieurs entreprises, d'apprendre constamment de nouveaux outils ou méthodes de travail.
L'intérim est généralement mieux rémunéré (notamment par la prime de précarité et les congés payés) et vous pouvez gérer vos périodes de travail.
Vous êtes indépendant, compétitif sur le marché du travail et savez au fur et à mesure concrètement quel secteur et quelle entreprise vous plaisent le plus.
De plus, il peut désormais faciliter l'accès à la formation ou tout à fait déboucher sur un emploi stable.
Les contrats de professionnalisation, de qualification ou encore d'apprentissage donnent la possibilité d'obtenir une qualification et/ou un diplôme tout en travaillant et en étant rémunéré.
Si vous avez fait vos preuves et qu'une opportunité se présente, vous serez prioritaire face à un emploi au sein de votre entreprise d'accueil.
N'oublions pas que les contrats à durée déterminée vous donnent droit aux allocations chômage si vous avez travaillé au moins 6 mois au cours des 22 mois précédant la fin du contrat
de travail donnant lieu à votre admission à une indemnisation chômage.
Si vous souhaitez en revanche quitter un emploi en contrat à durée indéterminée, vous ne serez pas indemnisé, sauf cas particuliers.