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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 13:56
Avez-vous fait l'essai ?

Si c'est le cas, vous avez dû vous rendre compte que vos réponses pouvaient être très dissemblables de celles émises par vos proches.


Nous ne donnons pas tous le même sens à un son.


1. Le cadre de références

Selon nos représentations (idées ou préjugés liés entre autres à notre tranche d'âge, nos situations familiale et professionnelle, notre milieu social etc.), nos valeurs, nous associons les mots (sons) à des sens (sons analysés).

Prenons l'exemple de l'item "vieux".
Pour "vieux", si nous disons "un vieux", nous déchiffrons tous "un homme d'un âge avancé".
Oui, mais quel âge ?
Un adolescent pourrait peut-être employer ce terme pour désigner une personne de 30 ans (expérience plusieurs fois vécue) ; ce qui ne serait pas le cas d'un senior.
De ce fait, il est possible que, sur ce point en particulier, un ado et un senior ne puissent se comprendre correctement.
Les informations pourraient être "mal décodées".

Pour remédier aux difficultés liées aux cadres de références, nous devons essayer d'une part d'être précis au niveau de notre vocabulaire et de nos expressions, d'être explicites  (pas de sous-entendus) et d'autre part d'adapter notre discours (par exemple notre registre de langage) à notre interlocuteur, en prenant en compte les paramètres nous différenciant de lui.


Nous verrons dans d'autres articles que l'adaptation est un point majeur de la communication.



2. La polysémie

En outre, la langue française a la particularité d'être imagée et polysémique. Un même son peut avoir plusieurs significations.
Utilisons à nouveau notre exemple "vieux".
"Vieux" peut-être un nom commun mais aussi un adjectif.
Il peut désigner des parents (les vieux), quelque chose de détérioré par le temps ou d'ancien etc.
On parle d'homonymie (un son avec une même orthographe possédant un sens propre et des sens figurés) ainsi que d'homophonie (un son avec plusieurs écritures).
A l'écrit, l'orthographe pourra être une aide précieuse pour distinguer les sens des homophones (exemple : vert, ver, vers, verre etc.), pas à l'oral.

La polysémie risque  d'être un facteur d'incompréhension complémentaire si nous ne ciblons pas le contexte de la conversation.


En cas de doute sur votre interprétation, n'hésitez pas à donner ou demander des explications complémentaires à votre interlocuteur.


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Published by La formatrice - dans Communication

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